Actualités

Historique

Nous vous tenons informés de l'actualité et de l'évolution de la législation autour des métiers du service à la personne.

    Quand les syndicats signataires de la convention collective des entreprises de services à la personne commentaient leur paraphe...

    la fédération des Services CFDT se targue d'avoir "réussi à obtenir des avancées conséquentes pour les salariés de ce secteur d'activité, dépourvus jusqu'alors de CCN, qui devaient faire face 'à la loi de la jungle'

    Du côté de la CFTC, ce n'est même pas aux salariés qu'on s'adressait, mais aux patrons !

    Les Instances de la Fédération CFTC ont décidé en premier lieu de faire que cette négociation existe pour que vos entreprises et vos salariés aient cette couverture conventionnelle permettant des relations équilibrées entre vous et vos salariés...

    Des constats que nous ne partagions déjà pas à l'époque, et les faits nous ont malheureusement donné raison... Voilà ce que la signature de cette convention collective a entraîné:

    La souffrance au travail

    Le secteur connaît un taux de sinistralité quatre fois plus élevé que le taux moyen : les travailleurs handicapés sont en hausse de 3% en 2 ans suite à des accidents de travail ou maladies professionnelles; les arrêts maladie, en augmentation constante, sont dus aux conditions de travail et au turn-over ; 77% des départs résultent de démissions, d’inaptitudes, de rupture à la fin de période d’essai ou rupture conventionnelle (les inaptitudes représentent 16% et les démissions 44%) ; l’âge moyen du salarié inapte dans la branche est de 49 ans et demi, pour une ancienneté de 9 années.

    Une rémunération confisquée

    Pour une amplitude journalière qui oscille entre 9 et 12 heures par jour, le temps de travail considéré comme "effectif" et rémunéré comme tel se limite à 5 ou 6 heures.

    Les entreprises espacent systématiquement les interventions d'une 1/2 heure pour ne payer ni temps de transport ni temps d'attente.

    Ainsi, si on se base sur une moyenne de 3 heures non rémunérées chaque jour pour un/e salarié/e payé/e 10 euros bruts de l'heure, le préjudice s'élève à environ 23 000 euros sur 3 ans !

    Ne renonçons pas à nos droits.....

    Tous les salariés peuvent, sur la base de la décision du conseil d'état, saisir le conseil des prud'hommes pour obtenir un rappel de salaire qu'il conviendra d'ailleurs de majorer de 10% au titre de la législation sur les congés payés.

    Attention, en matière de salaire, la prescription est de 3 ans et seule la saisine de la juridiction prud'homale interrompt cette dernière.

    Alors, avec la CGT, prenez vos droits en mains !