03 juin 2013

Entreprises de services à la personne, encore plus de précarité à l'horizon

 

Cet ANI pourri, ne nous suffit !

Ce pourrait être le cri du cœur des milliers de salariés qui ont manifesté et continueront à se battre pour refuser les mesures régressives issues de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 désormais transposé dans la loi.

Eh bien non, ce sont les patrons des entreprises privées de services à la personne qui le clame haut et fort : cet ANI ne nous suffit pas !!! Allons encore plus loin dans la déréglementation !

Le fringuant patron de la société 02, l’un des principaux acteurs du secteur, n’hésite pas à nous dépeindre le monde merveilleux des entreprises de services à la personne…

Morceaux choisis :

« Nos entreprises permettent aux salariés de choisir librement leur temps de travail pour concilier vie personnelles et vie professionnelle »

FAUX : Le temps partiel est imposé par l’employeur et il est subi et non pas choisi par les salariés dans % des cas.

« Les salariés ne veulent pas travailler à plein temps pour bénéficier des aides de l’état et des diverses allocations »

Quel discours nauséabond, celui de la France des faignants et des profiteurs.

CFDT, CGC et CFTC leur avait pourtant signé une très belle convention collective en septembre 2012, mais il en faudra toujours plus pour les représentants du MEDEF.

Pas de problème pour les syndicats signataires de cette convention collective qui sont les mêmes qui portent la responsabilité de la transposition de l’ANI dans la loi, pas de cas de conscience non plus pour offrir encore un peu plus de flexibilité au secteur lucratif du service à la personne.

Les propositions du MEDEF et des entreprises privées de services à la personne :

Réduire la durée minimum d’activité des salariés à temps partiel à 1 heure par semaine (au lieu des 24 heures prévues par la loi)

Permettre grâce à un avenant au contrat de travail, d’augmenter le volume horaire jusqu’à 8 fois par an et sans majoration.

Ne pas accepter de mettre en place une mutuelle de branche au profit des salariés.

Ce qu’en pense la CGT :

De telles propositions sont inadmissibles.

Si elles donnaient lieu à signature, il n’y aurait plus aucune barrière contre la précarité.

C’est la responsabilité des organisations syndicales qui est aujourd’hui engagée.

Les salariés qui travaillent dans le secteur du Service à la Personne méritent un tout autre traitement.

ALORS, qui osera signer pour un nouveau recul social sans précédent ?

Lire le tract CGT