07 juil 2015

Modulation des allocations familiales: communiqué de la CGT

 

La loi de financement de la Sécurité Sociale 2015 prévoit une modulation des allocations familiales divisant par deux les allocations des ménages percevant un revenu supérieur à

6 000 € par mois, et par quatre les allocations des ménages percevant un revenu supérieur à 8 000 € par mois.

Ainsi, ces décisions signent l’abandon du principe d’universalité des politiques familiales.

En mettant en cause ce principe pour les allocations familiales, le gouvernement ouvre la porte à toutes les dérives possibles concernant les autres branches de la Sécurité Sociale.

Nous rappelons ici que les allocations familiales ont été créées pour compenser les charges d’entretien et d’éducation des enfants que n’ont pas à assumer les personnes célibataires ou les couples sans enfants.

La justice sociale doit passer par la justice fiscale, notamment au travers du renforcement de la progressivité de l’impôt sur le revenu en prenant en compte toutefois les charges familiales, et non en offrant de nouvelles libéralités aux employeurs dans la mise en œuvre du pacte de responsabilité. Le pacte prévoit en effet, une réduction des cotisations sociales familiales acquittées par les employeurs (de 5,25% à 3,45%) qui a pour conséquence d’augmenter la part des prélèvements fiscaux affectée au financement de la branche famille.

Ce faisant, ce financement est soumis de plus en plus aux arbitrages budgétaires annuels.

Après avoir asséché les sources de financement, le gouvernement réduit les dépenses en s’attaquant aux prestations familiales.

D’autres alternatives sont possibles, notamment en relançant l’emploi qualifié et en augmentant les salaires, ce qui permettra que le financement de Sécurité sociale reste ancré sur les richesses créées par les salariés dans les entreprises.

Montreuil, le 2 juillet 2015